Les traitements médicamenteux contre l'obésité
Les médicaments GLP-1 : ce qu’il faut savoir
Comment ça marche ?
Le GLP-1 est une hormone fabriquée naturellement par notre intestin quand nous mangeons. Elle envoie au cerveau le message « j’ai assez mangé », elle aide le pancréas à libérer de l’insuline quand la glycémie monte, et elle ralentit la digestion. Les médicaments de cette famille sont des versions de cette hormone qui durent beaucoup plus longtemps : une injection par semaine suffit. Résultat : moins de faim, une satiété plus précoce et moins d’envies alimentaires.
Quels médicaments ?
Wegovy (sémaglutide), pour l’obésité. Il existe en stylo hebdomadaire et, depuis novembre 2026, en comprimé quotidien.
Mounjaro (tirzépatide), pour l’obésité et le diabète de type 2. Il agit sur deux hormones intestinales (GLP-1 et GIP).
Ozempic (sémaglutide), Victoza et Trulicity, surtout utilisés dans le diabète de type 2.
Sont-ils remboursés ?
Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro (stylos) sont remboursés à 65 %, mais seulement dans des situations précises :
un IMC de 40 ou plus, ou de 35 ou plus avec une maladie associée (diabète, hypertension, apnées du sommeil, etc.) ;
une prise en charge nutritionnelle bien conduite qui n’a pas suffi (moins de 5 % de perte de poids en 6 mois) ;
une première prescription faite par un médecin d’un centre spécialisé de l’obésité, d’un CHU ou d’un service de réadaptation habilité.
Le comprimé de Wegovy et la dose de 7,2 mg ne sont pas remboursés.
Quels résultats ?
Dans les études, la perte de poids moyenne est d’environ 15 % avec le sémaglutide et de 20 % avec le tirzépatide, en plus de conseils alimentaires et d’activité physique. L’amélioration porte aussi sur la tension, la glycémie, le cholestérol et le risque cardiovasculaire. Les résultats varient d’une personne à l’autre et sont souvent un peu plus modestes dans la vraie vie.
Quels effets indésirables ?
Les plus fréquents sont digestifs : nausées, vomissements, diarrhée, constipation, reflux. Ils surviennent surtout au début ou lors des augmentations de dose. Plus rarement, on peut observer des calculs biliaires ou une pancréatite. L’Agence du médicament (ANSM) alerte sur le mésusage, c’est-à-dire l’achat hors circuit médical pour maigrir sans indication, qui expose à des complications graves.
Et quand on arrête ?
Ce sont des traitements de maladie chronique : à l’arrêt, une grande partie du poids perdu est reprise en un an (environ 60 % selon une revue indépendante). Une partie du poids perdu est aussi de la masse maigre.